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mercredi 22 mai 2013

Objet à volants non-identifié.

La tenue de voyage 1850-60 avance, vous me direz que depuis  9 mois que j'y travaille, c'est normal .... Après la blouse voici la jupe et la veste. Aujourd'hui c'était mon troisième essayage et comme toujours j'en sors très insatisfaite. Autant l'amélioration du jupon crinoline me me va très bien autant le reste ne me satisfait pas du tout.




D'abord ceinture à revoir parce qu'après serrage du corset (d'ailleurs parenthèse pour dire que j'adore mon corset de mariée, j'y suis extrêmement bien, comme quoi le fameux modèle simplicity souvent décrié par les costumières sied très bien à certaines) elle est trop grande,  il faut serrer davantage pour éviter qu'avec le poids elle descende. Ensuite longueur à revoir légèrement car j'ai tendance à marcher sur le bas de ma jupe; les crinolines c'est toujours très difficile à ourler correctement. 
Je n'aime pas trop mes volants, j'ai galéré  car même avec 10 mètres de tissu j'étais trop juste pour faire trois volants égaux et le premier me casse les pieds, je ne le trouve ni assez large ni assez long... je réfléchis à l'enlever.





Pour la veste, c'est correct, seulement des noeuds à rajouter pour décorer les manches, les boutons à poser (petit souci de réglage, je n'ai pas assez creusé la partie au dessus du corset du coup les bordures de la veste ne sont pas symétriques) et la doublure au dos qui tire sur la couture des basques. 
Je ferai un petit post d'explication pour la construction et les modifications du patron JA. 


lundi 20 mai 2013

J'ai le "blouse" !

Longtemps que je n'ai pas écrit ici, je manque de temps, j'ai beaucoup de travail et quelques projets sont en attente d'être publiés ou terminés... bref aucune logique dans mon ordre de publication. Aujourd'hui un petit zoom sur la blouse que j'ai confectionné pour aller dans la tenue "Crinoline de voyage" sur laquelle je travaille depuis septembre sans espérer finir avant longtemps...

D'abord un peu d'inspiration.
 Tout le monde connaît la célèbre "blouse Garibaldi", on en trouve même des patrons sur des sites de reproduction. J'avais d'ailleurs protesté après une connaissance sur Facebook sur le côté "c'est si facile !", mais c'est vrai que c'est une pièce de vêtement très simple, que les reproduction de patron proposées sont aussi très simples...et pourtant ! D'abord je l'accorde c'est une recherche assez difficile à mener, les pièces conservées ne sont pas si nombreuses, elles sont souvent photographiées à plat, sous un seul angle; ce n'est donc pas évident de se faire une idée de comment c'était fait. A moins, bien sûr de posséder des magasines d'époque, et encore, on y trouve souvent la gravure mais en aucun cas l'explication, comme si c'était si facile et si répandu qu'il n'était pas utile d'en fournir une description.
Néanmoins comme j'accorde beaucoup d'importance à ce projet de longue haleine j'étais parti dans une optique de "sérieux" et davantage de reconstitution que d'ordinaire et j'ai donc cherché à comprendre les détails de fabrication.

Idée reçue numéro 1: c'est comme une chemise d'homme, la preuve, ça blouse à la taille, ça plisse. C'est donc un vague truc très large à la taille qu'on rentre dans sa ceinture de jupe. Râté ! Le plus grosse découverte pour moi résidait dans ce fait. Aucune des blouses trouvées dans les musées n'est comme cela; non, elles possèdent toutes des lignes de tailles, des ceintures et donc des plis crées par avance, d'ailleurs j'aurais pu m'en douter vu que cette petite ceinture plate dépasse sur la photo au-dessus; mais regardons en détail une blouse conservée au MET: ici

d'ailleurs on devine aussi la présence d'un petit crochet pour tenir cette taille accrochée par-dessus la dentelle décorative. 

Détail numéro 2: Les coutures ! La plupart de ces blouses sont transparentes et donc il est hors de question de faire des rentrés de couture sale, moches, qui se verraient à travers: 
regardez ici les couture du dos, des épaules et l'ourlet, c'est beau, c'est propre ! 

Détail numéro 3: Le col; le col a beaucoup changé, évolué au cours de la période que je visais, de toutes manières tous les types de col ont du subsister vu que les vêtements duraient en ce temps-là et que la blouse est une valeur sûre qu'on a sûrement réutilisé très souvent. Je me suis inspirée d'une gravure du Moniteur des modes qui présentait un noeud: 
Détail numéro 4: le saint passepoil ! Quand on veut faire du propre, du beau et du raffiné on adore ça, et on en voit partout: 
Sur ce magnifique corsage présenté sur le blog suivant: All the pretty dresses

et là aussi pour border la couture des manches: 
Détail numéro 5: les rubans et les manches: M'est donc venue l'idée d'associer des passe-rubans, des rubans en velours noirs à la chemise comme sur ces deux exemples 
à voir ici 

du MET; ici. 

et enfin d'autres exemples de blouses très jolies, les deux première trouvées dans la base du MET et la dernière au MFA de Boston: 


Et oui, c'est bien, qu'est-ce que ça donne ? Eh bien un travail entièrement à la main, long et minutieux avec quelques libertés prises avec la coupe n'ayant aucun modèle très précis. Je n'ai pas encore trouvé de bouton en matière naturelle, ils sont donc en plastique (oui, bof ! je sais), je me risquerais à les recouvrir par une dentelle comme sur l'exemple plus haut, ou je les remplacerai par des boutons métalliques recouverts dès que j'en aurai de nouveau. Les photos ne sont pas terribles et mon mannequin se tient toujours aussi mal....ça rendra mieux sur moi, espérons-le. 


J'ai soigneusement refermé toutes mes coutures internes et fait le choix d'un corsage en cinq pièces, deux devant, trois dans le dos (ou une dos et deux côtés) avec des plis sur le devant uniquement pour ne pas alourdir ma taille qui est déjà bien assez conséquente. 
ci-dessous, vous voyez une couture repliée et le dessous du col, endroit où passe le ruban, j'ai cousu une minuscule doublure. 
Ci-dessous la couture des manches à l'envers, j'ai bordé avec un biais pour enfermer les surplus de couture et le surplus du passepoil. 




L'envers des poignets.


Les manches sont légèrement ouvertes avec des petites fentes, le ruban suffira à fermer et à régler, je me suis posée la question d'autres boutons mais ce sera peut-être ardu à fermer seule, je verrai à l'usage. 




Le tissu choisi est évidemment un coton blanc très fin, des passes-rubans sont anciens, ainsi que la petite dentelle choisies pour les bas de manches et le col qui est brodé de festons. 



Enfin j'ai écouté ma grand-mère et utilisé la lisière du tissu pour la fermeture devant qui ne nécessite donc pas d'ourlet et reste très légère. mes boutonnières sont brodées à la main, bien entendu. 
ET, et, et.... le passepoil des manches: 


Photos de la construction: 














Voilà pour aujourd'hui, à bientôt pour la suite. 


mardi 30 avril 2013

Pause nostalgie

Une petite semaine de vacances et donc rien de très constructif en terme de couture mais quelques petits souvenirs à vous faire partager pour mieux comprendre l'origine de mes envies de costumes.

Dès que j'ai su lire assez pour comprendre un "gros" livre je suis tombée dans une jolie collection qui n'attendait que moi chez ma Mamie; tous les livres de la Comtesse de Ségur avec une jolie reliure.


J'ai donc lu ses livres en les empruntant un par un en commençant  par "Un Bon Petit Diable" et "Les Petites Filles Modèles"... Ce qui m'encouragea grandement, ce fut  la présence d'illustrations reproduites d'après des gravures du XIXe siècle. Ainsi dés  petite j'ai "trempée" dans les crinolines, si je puis dire. 




Et puis, étant chez Mamie j'ai pu filmer la technique du surfilage rapide. Alors je retranscris ses explications orales (je pratique la-dite technique mais j'ai du mal à l'expliquer): 
- Il faut faire "tourner" le tissu autour de l'aiguille
- piquer l'aiguille dans le tissu àune distance égale du bord
- tirer sur le fil puis re-tendre le tissu pour éviter les fronces
- pour rendre la bordure plus nette on peut re-surfiler de l'autre coté en créant des "croix" mais pas en surfilage "rapide" (comprenez en surfilage classique) car en surfilant on incline le bord du tissu. 
La vidéo: 

video


dimanche 21 avril 2013

Trente rayures

Et c'est parti pour un nouveau projet...
Et oui ! de la rayure dans les années trente. Mon objectif: confectionner une tenue de jour des années 1930-1935 qui soit assez légère pour une sortie du mois de mai où l'on sait qu'il peut faire très chaud... ou pas. Bref j'espère pouvoir confectionner une veste au cas où, aussi.

D'abord commençons par les inspirations: elles sont liées à mon tissus, un tissu tout simple de coton à fines rayures rouges sur fond blanc. J'ai trouvé deux sources d'inspirations.
La première provient d'une photo du magasine Vogue de 1937 signée Dickins & Jones.
L'idée géniale de la tenue de droite ce sont les godets; pour une fille dotée de généreux bourrelets et hanches comme moi, que la petite gaine de ces années-là ne suffira pas à planquer, il faut une forme évasée et de l'ampleur à partir de la taille. Or à part ce genre d'exemple les années trente ne sont pas très généreuses avec les gros gabarits.
Et puis j'ai recoupé cette première idée d'une robe avec veste avec un modèle conservé au MET:


Evening ensemble
Norman Norell  (American, Noblesville, Indiana 1900–1972 New York)
Design House: Hattie Carnegie, Inc. (American) Date: 1932 Culture: American

Alors oui ! c'est une robe du soir mais je la raccourcis et je réduis le décolleté. Donc cela devrais recouper mon premier exemple.
On note les petits boutons du dos, les petites pinces du dos et les anneaux. J'ai donc tenté d'adapter cette robe et sa coupe à ma morphologie et à mon tissu. Donc j'ai conservé les pinces, ajouté un petit pli dos, remonté sérieusement les godets pour avoir l'ampleur là où moi j'en ai besoin.

J'ai donc découpé la forme de la robe d'après une de mes robes ajustées d'inspiration année cinquante qui me donne l'ampleur dont j'ai besoin juste sous la taille.
Ensuite j'ai crée des fentes devant et derrière (deux de chaque coté) et intégré des goussets coupés en deux morceaux assemblés dans le biais pour jouer avec les rayures et créer des chevrons.
J'ai bien suivi la méthode qu'on m'a enseignée mais je ne maîtrise encore pas parfaitement l'intégration des goussets dans les fentes sans couture... ça viendra, à force.






Et ensuite j'ai rajouté un triangle dans chaque couture de coté.


L'ampleur est bonne et j'ai pu m'attaquer aux ourlets  du corsage pour pouvoir intégrer les anneaux récupérés sur une ancienne tenue moderne qui ne m'allait plus.



Il me faudra ajouter un petit lien en haut du dos pour bien tenir mes épaules en place (gros souci chez moi d'épaules tombantes), repasser et faire les finitions intérieures, applatir et accrocher les surplus de couture (je ne compte pas mettre de doublure car le tissu est assez opaque et surtout car j'ajouterai dessous une combiaison en coton rose ancienne que j'ai), faire l'ourlet bas.




Ensuite j'attaquerai la pose de boutons recouverts dans le dos, la ceinture en tissu rouge et la veste ou le colassorti. Reste la question du chapeau à étudier.